Trois étudiants racontent leur week-end d'intégration



Festifs, extravagants, actifs sont les mots qui pourraient définir les week-ends d'intégration. Mis en place par le BDE (bureau des élèves) des facs ou des écoles post-bac, ils ont normalement pour but de rapprocher les étudiants et de les... intégrer. Censés rompre avec les pratiques maintenant interdites du bizutage, ils laissent pourtant à certains quelques souvenirs mitigés. Alors, le jeu en vaut-il la chandelle ? Ces week-ends réussissent-ils tous leur mission d'intégration ? Trois étudiant racontent leur expérience.




Hugo,18 ans, en école de journalisme à Lyon : ''un délire bon enfant''

WE d'intégration d'Audencia
WE d'intégration d'Audencia
"Je garde un très bon souvenir de mon week-end d'intégration. C'était assez fatiguant, parce qu'on est sollicité du matin au soir et donc le sommeil est mis entre parenthèses. L'ambiance était géniale, on avait des activités plus folles les unes que les autres comme des concours de boissons, des batailles d'oeufs, des courses en sac...

C'était un délire bon enfant. Cela m'a permis de savoir avec qui j'aurais plus ou moins d'affinités. Même si le temps d'un week-end est trop court pour faire connaissance avec les gens, ça nous rapproche beaucoup. Le fait de faire des équipes, devoir parler aux gens, c'est sûr, ça crée des liens. J'ai trouvé que c'était un bon premier point de vue qu'on pouvait avoir sur les autres étudiants, parce que on se découvre vraiment. Le seul risque à éviter, c'est de tomber dans l'excès, l'important c'est de savoir se modérer."

Alex, 21 ans, en médecine à Paris : un bras emplâtré !

WE d'intégration de l'EC Lyon
WE d'intégration de l'EC Lyon
"Mon week-end d'intégration a été assez mouvementé. Le souvenir que j'en ai n'est pas des plus géniaux. Lorsqu'on est arrivé, un programme chargé nous attendait : parcours du combattant, concours de cul-sec en tout genre, tout avait l'air super excitant.
Très vite, je me suis laissé emporter dans l'ivresse des jeux. Résultat, j'ai fini par m'écrouler de sommeil à 23 heures dans la chambre que je partageais avec d'autres étudiants, dont quelques amis.
Là, ils ont eu la bonne idée, si on peut le dire, de venir me voir. Et comme je ne me réveillais pas, ils ont trouvé très amusant de m'emplâtrer le bras. Lorsqu'on est en médecine, évidemment, ça aide. Je l'ai gardé une semaine. J'ai dû l'enlever avec l'aide de mon père et une scie. Difficile d'expliquer à l'hôpital que ce sont mes copains qui ont voulu me faire une blague. J'avais trop peur de passer pour un énorme imbécile."

Nive, 20 ans, en école de commerce à Paris : ''tout était en excès''

Trois étudiants racontent leur week-end d'intégration
"Mon avis sur le week-end d'intégration est mitigé. Le cadre choisi par mon BDE m'a beaucoup plu : camping sympa dans le sud de la France, ça nous a permis de quitter la pollution de Paris. Les activités organisées étaient géniales, on a pu faire des courses dans le terrain et on nous avait même préparé un jeu de sumo géant.

L'ambiance était sympa mais tout était en excès. Trop peu de sommeil, ce qui peut entraîner pour certains des bagarres, un taux d'alcool abusif qui en a rendu plus d'un malades, et trois jours durant lesquels on ne fait pas réellement connaissance avec les gens. C'est un délire organisé qui donne, de temps en temps, une fausse opinion des étudiants".

Conclusion pour Nive ? "Le week-end d'intégration, c'est bien si on a besoin de faire la fête en sachant se modérer. En revanche, pour ce qui est de rapprocher les étudiants entre eux et de créer un bonne ambiance, j'ai vu mieux."

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Vendredi 7 Juin 2013
Angela Dubois

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