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Réussir sa première année de fac : les grandes difficultés à affronterComment éviter que 50 % des étudiants échouent en fac ? Le ministère des universités vient d'ouvrir le débat pour trouver des solutions. En attendant, commencez par bien repérer les causes d'échec et adoptez les bonnes méthodes pour aborder les études universitaires. Notre dossier de conseils et de témoignages.La bonne orientation : faites des études avec un projet professionnel
"Je ne m'attendais pas du tout à ça !" Trop d'étudiants débarquent en fac de droit, de psycho ou de sciences sans savoir exactement en quoi consistent les enseignements. Ils aiment vaguement une matière au lycée, et s'embarquent dans une filière qui se révèle beaucoup plus spécialisée ou plus aride qu'ils ne le pensaient. Sammy, 25 ans, s'était inscrit en droit pour devenir avocat international mais a été totalement bloqué par la rigueur des exercices, le code civil à apprendre par coeur, les horaires surchargés. D'autres étudiants se démotivent parce qu'ils n'ont aucun projet professionnel. Quant la difficulté est là, ils ont plus de mal à persévérer dans des études dont ils ne voient pas les débouchés. Le résultat ? Déception, découragement, échec, abandon.
Que faire ? Anticiper dès le lycée pour bâtir un projet. En terminale, se renseigner très précisément sur les études en fac envisagées. Explorez les types de débouchés offerts. Consultez les programmes, si possible allez assister à des cours de première année et visiter la fac. "Inscrivez-vous selon votre projet professionnel, même vague, conseille un enseignant-chercheur sur le forum de discussion lancé par le ministère (lire notre article). Choisissez la discipline qui vous permettra de mettre le maximum de chances d'insertion professionnelle de votre côté." Enfin en première année de fac, continuez à bâtir votre projet. La moitié des universités proposent une Unité d'enseignement (UE) de dix heures appelée Projet professionnel de l'étudiant (PPE). Vous devez enquêter sur le secteur professionnel qui vous intéresse et présenter un rapport. D'autre part, des changements d'orientation sont encore possibles durant le premier semestre. Mais il faut réfléchir et se renseigner pour se décider vite. L'assiduité : évitez le syndrome cafet
En fac, la plupart des enseignements sont donnés dans des "cours magistraux" (CM) devant tous les étudiants dans de grands amphithéâtres. Des séances d'exercices d'application ou d'approfondissement ont lieu en travaux dirigés (TD) par groupe d'une trentaine.
Or la présence aux cours magistraux, déjà assez difficiles à suivre, n'est pas contrôlée. Il est tentant de ne pas y assister, d'autant plus que des documents résumant le cours peuvent être distribués par ailleurs. Pas évident alors de suivre le déroulement d'un programme et de travailler régulièrement. "Beaucoup d'échecs en première année sont dus au 'syndrome cafet', exprime Xavier, sur le forum Nouvelle université. Lorsque les étudiants, tout fraîchement sortis d'un lycée où chaque absence était critiquée se retrouvent au paradis des sécheurs". Que faire ? Ne s'accorder aucune absence, au moins durant le premier trimestre, le temps de découvrir les enseignements, de vérifier que l'on est au niveau et de mettre en place son travail personnel. Des universités commencent à mettre des contenus de cours en ligne, mais là encore : commencez par aller au cours, travaillez-le, puis complétez-le par d'autres supports (un cours en ligne de votre fac ou d'une autre université) dans un deuxième temps (Lire Suivre un cours magistral de façon efficace) . L'expresssion, l'orthographe, l'anglais : maîtrisez les outils de base
L'étudiant est censé maîtriser correctement la langue française, voire anglaise, et les outils de base de sa discipline. D'autre part, on attend de lui un minimum d'acquis sur le plan du raisonnement et de l'expression : savoir rédiger un résumé, faire une synthèse, une dissertation, savoir organiser des idées et manier des concepts abstraits. C'est ce que rappelle Jean-Claude Topund, enseignant, sur le forum ministériel : il faut "maîtriser absolument sa grammaire, son orthographe et les fondamentaux des disciplines vues au lycée. Il est inutile quelle que soit la filière de persévérer si ces fondamentaux ne sont pas là".
"On sait tous que plus la maîtrise de la langue est faible, plus l'expression et la construction de la pensée sont fragiles et incertaines, dit un autre enseignant. Beaucoup trop d'étudiants produisent des phrases et des énoncés totalement incohérents, tant dans les traductions, que les dissertations ou les raisonnements scientifiques." Que faire ? Ne pas s'inscrire en licence générale en fac si l'on est faible sur tous ces terrains. Sinon, dès la rentrée de première année, bien identifier ses faiblesse (orthographe ? Expression écrite ? Culture générale ? Culture littéraire ? scientifique ? informatique ?) et mettre au point un programme de travail spécial pour les combler (exercices de grammaire, d'orthographe, programme de lectures, abonnement à certaines revues, stages d'expression écrite...). Se renseigner sur les aides que vous pouvez trouver à la fac : si le tutorat existe, prenez un tuteur, étudiant plus âgé qui pourra vous guider sur certaines techniques (dissertation, fiches de lecture, prise de notes en cours...). Inscrivez-vous aux Unités d'enseignement (UE) optionnelles qui pourraient vous aider à combler vos lacunes (culture gé, français...). Michèle Longour
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