Dicos, météo : des services marrants et utiles à charger sur votre portable ! |
||||
|
Vos rubriques
Inscrivez-vous pour recevoir gratuitement nos nouveaux articles
|
Première année de médecine : une réforme dès la rentrée 2008Les ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur l'ont annoncé : elles vont réformer dès 2008-2009 certains aspects de la sélection en PCEM1 pour limiter "le gâchis" provoqué par l'échec de 80% des étudiants. Plusieurs portes de sortie seront proposées à ceux qui ne peuvent décrocher le concours et de nouvelles voies d'accès sont envisagées pour de nouveaux types d'étudiants.
Depuis le temps qu'on en parlait, la réforme semble enfin devoir se réaliser. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, ont annoncé dans un communiqué commun fin février 2008 qu'elles souhaitent mettre en oeuvre certaines mesures pour réformer la première année de médecine et cela dès la rentrée 2008-09.
Ces mesures s'inspirent d'une liste de propositions que leur a soumis dans un rapport, Jean-François Bach, professeur d'immunologie à l'université René Descartes (Paris V) et secrétaire perpétuel à l'Académie des sciences. Cinq grandes mesures seraient retenues dans l'objectif d'éviter à un nombre massif d'étudiants qui échouent au concours de perdre deux ans. Des mesures pour ceux qui risquent d'échouer
L'idée d'une sélection à l'entrée, appliquée dans de nombreux pays, n'a pas été retenue. En revanche :
- Les lycéens de terminale seraient mieux informés des difficultés et de la longueur des études de médecine. Ceux qui veulent intégrer médecine devraient avoir un entretien avec le doyen de la faculté. - Les étudiants trop faibles seraient réorientés dès la fin du premier semestre, en janvier, s'ils n'ont pas obtenu plus de 7/20 aux premiers examens. Les statistiques montrent en effet qu'ils ont des chances trop faibles de réussir, même en redoublant. Ils pourraient poursuivre en première année de fac de science et pourraient à nouveau se présenter aux concours de médecine après avoir validé deux années de licence. - Les étudiants ayant obtenu la moyenne (10/20) mais qui n'auraient pas été reçus aux concours (les fameux "reçus-collés"), pourraient poursuivre leurs études en deuxième année d'autres filières, en conservant le bénéfice de cette première année (les ECTS). Du nouveau côté concours
- La première année de médecine actuelle (PCEM1) serait transformée en une "Licence 1 santé".
- A l'issue de cette première année universitaire, les étudiants pourraient passer un ou plusieurs des quatre concours distincts qui ouvriraient sur les quatre professions de médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste ou sage-femme. Cela dans le but de mettre un terme à la sélection actuelle du concours unique où certaines orientations (sage-femme ou dentiste) sont choisies "par défaut" lorsqu'on a échoué en médecine. - Un deuxième concours serait créé "à titre expérimental" pour les titulaires d'un bac littéraire (L), économique et social (ES) ou technologique (STL), avec des enseignements spécifiques de remise à niveau en deuxième année. - Enfin, dans le but de diversifier le profil des professionnels de santé, on autoriserait divers professionnels ou étudiants à intégrer les études médicales en deuxième ou troisième année (L2 ou L3) sans passer de concours : les titulaires de masters de science, les professionnels paramédicaux en exercice, ou les diplômés de grandes écoles. Des améliorations pédagogiques
D'autres mesures viseraient à améliorer la pédagogie en première année : le tutorat des étudiants serait renforcé, et le recours aux nouvelles technologies (enregistrement vidéo des cours, DVD, Internet...) systématisé.
Ces propositions doivent toutefois être soumises à la discussion notamment avec les syndicats d'étudiants en médecine. Si ceux-ci ont bien accueilli certaines propositions (les quatre concours distincts, le fait de pouvoir valider une première année universitaire pour les "reçus-collés", la diversification des profils), en revanche ils ont émis de sérieuses réserves sur deux autres mesures : la réorientation des élèves ayant eu moins de 7/20 dès le premier semestre notamment, car "cela légitime la sélection sociale qui a lieu aujourd'hui, où seuls réussissent les étudiants qui ont les moyens de se payer, à côté, des cours dans des officines privées", a estimé l'UNEF. Les représentants des étudiants en médecine ont aussi émis des réserves sur le deuxième concours qui pourrait être organisé de façon expérimentale pour les bacheliers non scientifiques. "Quelle sera la légitimité de notre concours de médecine?", a indiqué Chloé Moulin de l'ANEMF. (Lire aussi notre article sur la hausse du numerus clausus en médecine en 2008) Vendredi 14 Mars 2008
Qu'en pensez-vous ?
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|1| >> Vie privée | Projet professionnel | Témoignages | Métiers | Sortir d'une galère ? | Quel sens pour ma vie ? | Bons plans | Réussir ses études | Initiatives | Premier emploi | Portrait | Loisirs | Actu | Le billet de François-Xavier | Jobs et Stages | Rubrique virtuelle | Nos sites partenaires | Les formations se présentent | Actu bac |
|||

Vie privée
Psycho

