Plan banlieue : Des mesures pour les jeunes des quartiers


Tags : insertion

Fadela Amara l'avait annoncé, Nicolas Sarkozy l'a dévoilé le 8 février : le plan Espoir banlieue veut déclarer la guerre au chômage des jeunes des quartiers difficiles et promet un emploi pour 100 000 d'entre eux dans les trois ans. Comment ? Une batterie de mesures pour l'éducation et l'insertion vont être mises en place. Reste la question du financement.





Plan banlieue : Des mesures pour les jeunes des quartiers
Le plan va se concentrer sur trois axes : d'abord, le désenclavement. Concrètement, 500 millions d'euros vont être débloqués pour développer les transports en commun vers ces quartiers. L'air de rien, les problèmes de transport désavantagent souvent beaucoup ceux qui habitent en périphérie. Les deux autres priorités concernent directement les jeunes : c'est la lutte contre l’échec scolaire et pour une meilleure insertion par le travail. Le président de la République s'est adressé directement à la jeunesse des banlieues "qui ne demande qu'une chose, c'est qu'on lui donne les moyens d'étudier, de travailler, d'entreprendre". Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Ville, avait déjà annoncé un "plan anti-glandouille", pour aider ceux qui ont souvent quitté l'école sans formation ou diplôme. La plupart des mesures annoncées se concentrent donc sur ce terrain.

4000 places pour des bons élèves dans des internats

Commençons par l'école : "Dès le plus jeune âge, les enfants des milieux défavorisés qui montrent des bonnes aptitudes scolaires, qui ne peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions se verront proposer un hébergement dans des internats", a déclaré Nicolas Sarkozy en présentant les mesures. Ces internats situés à proximité des quartiers sensibles seront donc destinés aux enfants issus de milieux défavorisés, histoire de permettre à ces élèves de bénéficier de l'encadrement qui leur manque. Il s'agira "d'internats d'excellence modernes où les enfants seront totalement pris en charge pendant la semaine".
Par ailleurs, un système "anti carte scolaire" va être expérimenté : il va encourager des élèves de CM1 et CM2 à aller en classe (grâce aux transports) non dans l'établissement de leur quartier (défavorisé) mais dans un autre plus loin dans la ville, de façon à favoriser une plus grande "mixité" sociale.

Lycées : création de 30 sites d'excellence

Le président a aussi annoncé la création dans les quartiers prioritaires de 30 "sites d'excellence" : des établissements scolaires qui devront rivaliser avec les meilleurs grâce à "une équipe de soutien". Il y aura au moins six lycées professionnels parmi eux. Ils seront jumelés avec des établissements d'enseignement supérieur ou des entreprises qui recruteront les meilleurs élèves de chaque niveau.

Davantage d' écoles de la deuxième chance

Jusqu'à présent, il y avait en France 13 "écoles de la 2è chance" (du réseau E2C, lire notre article). L'armée propose aussi un dispositif Défense 2ème chance. Dans ces écoles, ceux qui n'ont aucune formation peuvent recevoir un enseignement "à la carte" pour combler leurs lacunes, et sont accompagnés pour bâtir un projet, faire des stages et trouver un emploi. Le président de la République a donc annoncé l'ouverture de nouveaux centres de façon à accueillir 15.000 et 20.000 jeunes d'ici 2012. "La deuxième chance va devenir un droit pour tous", a-t-il insisté.
Concrètement, comment les choses vont-elles se faire ? Tout ce qu'on sait pour l'instant, c'est que ces écoles pourraient être financées par la taxe d'apprentissage versée par les entreprises. Aucun financement public n'a en effet été annoncé. Et côté jeunes, le ministre de l'Education Xavier Darcos est chargé de recenser "la totalité des jeunes qui ne sont inscrits dans aucun établissement l'année suivante". "Il faudrait les identifier, faire un fichier", a indiqué Nicolas Sarkozky.

Un contrat d'autonomie pour les jeunes chômeurs

Il s'agit d'un nouveau contrat de travail pour les jeunes de moins de 26 ans vivant en zone urbaine sensible (ZUS). Il sera proposé à 45.000 jeunes pendant trois ans dans une soixantaine de départements particulièrement touchés par le chômage. Le système s'appuierait sur les sociétés d'intérim ou des entreprises d'insertion spécialisées dans ce type d'emploi qui seraient sélectionnées par l'Etat. Rémunérés en fonction des résultats obtenus, ces jeunes bénéficieront d'un "accompagnement individualisé" pendant un an. A l'issue d'une période de soutien intensif de six mois, ils se verront octroyer "un emploi durable, un contrat d'apprentissage ou une formation vraiment qualifiante".


Jeudi 10 Avril 2008

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