La plupart des écoles de commerce sont privées (et d'ailleurs payantes). Les labels donnent donc une assurance :
- soit sur la qualité de l'école (son enseignement, ses enseignants...),
- soit sur le diplôme que vous pouvez obtenir (est-il reconnu par l'Etat ? Donne-t-il une équivalence pour poursuivre des études en France, en Europe ? Correspond-il à un niveau d'aptitude professionnelle reconnu par la profession ?)
1/ L'école : La reconnaissance par l'Etat. Pour l'obtenir, une école privée doit se soumettre à une longue expertise de l'Education nationale. Ses formations, son fonctionnement, le recrutement de ses enseignants sont soigneusement examinés. La reconnaissance est donc un gage de sérieux. L'école reconnue peut avoir des enseignants du secteur public et recevoir des subventions. Important pour les étudiants :
si vous êtes boursier, vous pouvez bénéficier de votre bourse (ou en demander une) uniquement dans une école reconnue par l'Etat. Les écoles sous la tutelle des chambres de commerce et d'industrie (comme les ESC) sont automatiquement reconnues par l'Etat. Attention aux écoles non reconnues par l'Etat qui se disent "sous la tutelle de l'Education nationale" ou "du rectorat" ou "ayant l'agrément de...".
Les labels internationaux. Deux labels très prestigieux sont attribués à certaines écoles par des groupements mondiaux d'écoles de management et de gestion : le label EQUIS accordé en France à 18 écoles sur prépas, et le label AACSB (Association to advance Collegiate Schools of Business) accordé à 12 écoles. C'est une garantie concernant la valeur des programmes internationaux, mais aussi la qualité de l'enseignement en général.
D'autres écoles non labellisées peuvent toutefois avoir de bons programmes internationaux : en particulier celles qui accordent des doubles diplômes (français et européens) grâce à des partenariats avec des établissements non français. On peut aussi examiner la durée des stages ou cursus obligatoires à l'étranger.
2/ Le diplôme A la fin d'un cursus réussi, chaque école vous délivre un diplôme.
- S'il s'agit d'un diplôme d'Etat, pas de problème, vous pouvez poursuivre des études à partir du niveau obtenu. Un BTS (niveau bac + 2 reconnu en France), une licence (bac + 3 reconnue en France et en Europe), un master (bac + 5, France et Europe), un doctorat (bac + 7, France et Europe).
- La plupart des diplômes d'écoles de commerce ne sont pas des diplômes d'Etat mais peuvent avoir certains labels ou équivalences. Du plus élevé au moins élevé :
- Le grade de master est attribué aux diplômés de 35 écoles de commerce. 31 écoles après prépas et 4 écoles en cinq ans après bac (l'IESEG, l'ESSCA, ESG Paris, ESDES Lyon, et l'EM de Normandie). Cela veut dire que le diplôme de l'école donne aux étudiant un master et donc une équivalence à bac + 5 dans n'importe quelle université européenne.
- Un diplôme visé par l'Etat. Seules les écoles reconnues par l'Etat (voir ci-dessus) peuvent faire viser leur diplôme. Si le diplôme est visé, l'Education nationale a fait une longue enquête sur la qualité de la formation et elle contrôle les jurys d'admission et de remise de diplôme. C'est une garantie de sérieux qui élimine les "boites à fric" qui délivreraient un diplôme bidon à tout étudiant.
- La certification professionnelle du diplôme. Le diplôme est inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles qui donne aux employeurs une indication sur le niveau de compétence professionnelle des diplômés. Dans ce repertoire assez connu dans le monde professionnel, il y a 5 niveaux de diplômes : niveau I (correspond en gros à des cadres de niveau bac + 5), niveau II (bac + 3 ou + 4), niveau III (techniciens bac + 2), niveau IV (niveau bac), niveau V (BEP).
- De plus en plus d'écoles de commerce à orientation internationale délivrent des
bachelors, des diplômes délivrés à niveau bac + 3 ou bac + 4 dans le monde anglo-saxon en particulier aux Etats-Unis. Il n'y a pour l'instant aucune équivalence entre le bachelor et la licence universitaire européenne. D'autre part, n'importe quelle école peut déliver un bachelor sans aucun contrôle.
Cependant, quelques écoles sous tutelle des chambres de commerce et d'industrie délivrent au bout de trois ans un "bachelor" qui est visé par le ministère de l'Education nationale. Le label de
"bachelor professionnel" leur est attribué. Des équivalences avec la licence europénne (L) du système LMD sont aussi assurées dans certains cas. C'est le cas de toutes les écoles du concours Atout+3. Choisissez plutôt ce type d'établissement.