Le nouveau projet de réforme de l'université


Après avoir reçu les représentants des étudiants et des universitaires mardi 26 juin, Nicolas Sarkozy a accepté de revoir la copie du projet de réforme des facs qui faisait débat. Du coup, le nouveau projet tient compte de leurs remarques sur trois points.





Nicolas Sarkozy a accepté de négocier

La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, avait présenté son projet de réforme des universités qui devait être adopté en Conseil des ministres (lire notre article sur le projet) fin juin. Mais les réactions négatives des syndicats d'étudiants (et leurs menaces de grève à la rentrée) ainsi que celles des présidents d'université ont freiné le fringant président de la République. Du coup, Nicolas Sarkozy a reçu lui-même mardi 26 juin tous les représentants des syndicats d'étudiants et d'universitaires pour éviter une crise à la rentrée.

Une ouverture sur trois points

Suite à cette discussion avec le président, la ministre de l'Enseignement supérieur a revu sa copie sur trois points essentiels : d'abord, l'introduction d'une sélection à l'entrée en master. Le premier projet prévoyait que chaque université pourrait fixer ses conditions d'entrée en master (à bac + 4), ce qui a beaucoup inquiété les organisations étudiantes. Finalement, le paragraphe évoquant cette possibilité a été enlevé. Le gouvernement préfère garder le dossier de la sélection pour une autre loi (qui sera très délicate à faire passer). Deuxième point d'ouverture, la constitution du conseil d'administration qui doit piloter chaque université. Le projet prévoyait qu'il ne comprendrait plus que 20 membres (au lieu de 50 actuellement), et qu'il n'y aurait que 3 représentants des étudiants dedans. Finalement, le chiffre de 30 membres a été retenu. Enfin, le premier projet proposait que ce soit seulement les universités volontaires qui puissent devenir autonomes (pour gérer leur budget, recruter leurs profs, créer des partenariats avec des entreprises). Les présidents d'université eux, voulaient que le même statut soit proposé aux 85 universités françaises pour qu'il n'y ait pas un système à deux vitesses (les super-universités, et les facs poubelle). Là encore un compromis a été trouvé : les universités auront cinq ans pour parvenir toutes au même statut d'autonomie.

Eviter le blocage à tout prix

Il semble en fait que le nouveau gouvernement ait senti monter le mécontentement et la menace d'un blocage des facs par les étudiants à la rentrée. Du coup, Nicolas Sarkozy (qui pilote de très près le gouvernement) a préféré montré une large volonté d'ouverture pour déminer le terrain et apaiser l'atmosphère. Ses interlocuteurs ont presque été déroutés de voir qu'il parlait déjà au passé de certains points auxquels il semblait tenir quelques jours auparavant (par exemple le volontariat des universités pour accéder à la réforme).
La rentrée ne sera donc pas si mouvementée que ça, mais le chantier de la modernisation des universités ne fait que commencer.


Mercredi 21 Novembre 2007

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