La recherche de l'ivresse augmente chez les jeunes de 17 ans


Tags : drogues

L'Institut de veille sanitaire a publié le 25 mars 2008 les résultats d'une étude sur les addictions chez les jeunes entre 2000 et 2005. Le tabac et la consommation régulière d'alcool régressent, mais la recherche de l'ivresse reste très épandue et elle augmente chez les jeunes de 17 ans.





D'abord, les bonnes nouvelles. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BDH) publié par l'Institut de veille sanitaire met en évidence le recul net de certaines addictions chez les 18-25 ans entre 2000 et 2005. L'usage quotidien du tabac passe de 40,4 % des 18-25 ans en 2000 à 36,2% en 2005.
Mais c'est l'usage régulier de l'alccol qui régresse le plus en passant de 17,6% à 8,9%. Les campagnes de prévention commencent donc peut-être à porter du fruit.
Pour le cannabis, les progrès sont moins nets : on enregistrait 7,2% de consommateurs réguliers en 2000, et 8,7% en 2005. "Enfin, si l'ecstasy et la cocaïne se sont diffusées dans la population, leur niveau d'expérimentation restent faibles", dit le Bulletin : on est passé de 2,8% de consommateurs chez les 18-25 ans en 2000 à 4% en 2005. Et de 2,2% à 3,2% pour la cocaïne.

Le gros problème : le binge drinking se développe

Mais c'est le fait que de plus en plus de jeunes déclarent avoir été complètement ivres qui est préoccupant. L'enquête ayant aussi porté sur les jeunes de moins de 18 ans montre que c'est chez les 17 ans que la recherche de l'ivresse progresse le plus : 26% des adolescents de 17 ans déclarent avoir été ivres au moins trois fois au cours de l'année 2005 (contre 20% en 2003), et 9,7% au moins dix fois (contre 6,4% en 2003).
Chez les 18-25 ans, le phénomène régresse très légèrement pour passer de 36,5% en 2000 à 33,7% en 2005. Toutefois, remarquons que le chiffre reste très élevé : 33%, c'est un jeune sur trois !
Le "binge drinking", qui consiste à rechercher l'ivresse le plus rapidement possible, reste un vrai problème de génération et de mode de vie ; c'est la défonce du samedi soir ou des soirées étudiantes dont on connaît les conséquences : accidents de voiture mortels, relations sexuelles non protégées, comas éthyliques, violences, perte de l'estime de soi, etc. Quant à savoir pourquoi on cherche ainsi à se saoûler, le débat est encore ouvert : problèmes de déprime, manque de confiance en soi, difficultés relationnelles, absence d'idéal... Le plus étonnant est de constater que les étudiants des grandes écoles qui font souvent partie des jeunes les plus favorisés sont parmi les premiers touchés par le fléau.

Un guide pour limiter l'alcool pendant les soirées étudiantes

Heureusement, certains contre-attaquent. Les directeurs de grandes écoles ont signé une charte de bonnes pratiques qu'ils s'efforcent de faire respecter dans les soirées organisées par leurs étudiants (voir notre article). Plus récemment, la mutuelle étudiante SMEREP a réalisé avec la Mildt (Mission interministérielle de lutte contre les dépendances et les toxicomanies) un guide pour organiser ses soirées étudiantes : on y trouve pas mal de tuyaux, depuis la façon de constituer une association jusqu'à la façon de faire de la prévention, de se procurer des boissons non alcoolisées, de les proposer à prix attractifs, d'inciter les conducteurs à la responsabilité, etc. A demander par mail à : prevention-sante@smerep.fr


Lundi 7 Avril 2008

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