Réussir sa vie : des pistes de réflexion pour construire son projet de vie
Réussir sa vie : des pistes de réflexion pour construire son projet de vie

"L'IAE est un bon compromis entre l'école de commerce et l'université"



Ils font des études dans un Institut d'administration des entreprises (IAE) mais avec des profils différents et des projets variés. Léonore vise un poste orienté vers l'international, Caroline vers les achats et Kevin l'entrepreneuriat. Portrait de trois "ambassadeurs IAE".




Léonore, Caroline et Kevin, étudiants en IAE, lors d'une soirée "Ambassadeurs IAE" à Paris.
Léonore, Caroline et Kevin, étudiants en IAE, lors d'une soirée "Ambassadeurs IAE" à Paris.
Est-ce parce qu'il y a 32 IAE en France préparant à des masters variés couvrant tous les métiers de l'entreprise que l'on connaît si peu ces écoles universitaires de management ?

"C'est vrai, les IAE devraient être plus connus, mais leur notoriété progresse", m'assurent plusieurs étudiants lors d'une soirée organisée par le Réseau IAE. Une quarantaine d'étudiants, de diplômés et de professionnels tous issus des fameux instituts d'administration des entreprises (IAE) se retrouvent là en tant que nouveaux "ambassadeurs IAE". Leur mission : faire connaître la filière auprès des lycéens, étudiants, entreprises, médias...

Parmi eux, trois étudiants témoignent par leur propre parcours de la diversité et des opportunités offertes par ces écoles de management universitaires.

Léonore : cap sur l'international avec un master International Business

"L'IAE est un bon compromis entre l'école de commerce et l'université"
Léonore achève un master 1 de management à l'IAE d'Aix-en-Provence et vise en M2 la spécialité "International Business" dispensée entièrement en anglais. Au moment de notre rencontre, elle est en stage de 6 mois au service export de Sanofi, heureuse de cette première expérience dans un grand groupe : "J'ai des responsabilités, je découvre le travail d'équipe dans une grande structure..."

Son M2 en poche, elle se verrait bien faire un VIE (volontariat international en entreprise) à l'étranger pour développer les exportations d'une PME française puis, pourquoi pas rejoindre le service export d'une grande entreprise.

C'est en L3 (troisième année de licence) qu'elle a intégré un IAE : "Après le bac, j'ai essayé la fac mais ça n'a pas marché, alors j'ai fait un BTS de commerce international et puis je suis partie travailler un an en Irlande où j'ai vendu des remorques. Ensuite je suis rentrée pour poursuivre des études et c'est là que j'ai découvert les IAE : j'ai fait une année de licence à l'IAE Gustave Eiffel avant de choisir le master d'Aix pour l'aspect international."

Quand entre-t-on en IAE ?

L'admission en IAE se fait en général en L3 (niveau licence), ou plus souvent encore en M1 (première année de master) ou M2 (deuxième année de master). Une dizaine d'IAE recrutent cependant après le bac, l'inscription se faisant alors sur APB.
 
A niveau bac+2/3, l'entrée est sélective et se fait sur dossier, entretien, et souvent sur réussite d'un test d'aptitude aux études de gestion comme le SIM (Score IAE Message).

"Le parcours type, c'est de faire d'abord un DUT ou bien une licence universitaire, explique Léonore, mais les IAE prennent aussi beaucoup de parcours atypiques comme le mien car ce qu'ils regardent, c'est le projet de l'étudiant".

Caroline : un parcours en alternance orienté achats

"L'IAE est un bon compromis entre l'école de commerce et l'université"
Caroline, elle, a commencé ses études postbac par un DUT Techniques de commercialisation. Puis elle a intégré en L3 l'IAE Gustave Eiffel, et le M1 Management et conseil... Elle voudrait cependant faire sa dernière année de master à l'IAE Grenoble : "Je vise le master 2 de Management stratégique des achats (DESMA) car c'est l'un des meilleurs masters achats en  France", explique-t-elle.

Apparemment, son projet est déjà bien mûr : "Je voudrais travailler dans la fonction achats car j'aime la relation qu'il faut nouer avec les fournisseurs"...

Il faut dire qu'elle a fait toutes ses études en alternance depuis le bac : "J'ai d'abord travaillé deux ans dans une maison d'édition pendant mon DUT, puis un an dans une centrale d'achats de la grande distribution, et depuis mon M1, je suis chez PSA, raconte-t-elle. L'alternance, c'est quelque chose que je conseille vraiment : cela donne de l'expérience, mais aussi de la maturité ; on est plus à l'aise en entreprise, et on aborde les cours avec un point de vue professionnel."

Y a-t-il beaucoup de cursus en alternance en IAE ? "Oui, de plus en plus, dit Caroline. Pratiquement tous les masters 2 des IAE sont proposés en alternance, et certains IAE comme Gustave Eiffel en font encore plus".

Kevin, étudiant-entrepreneur dans les nouvelles technologies

Kevin Mamode, étudiant et entrepreneur.
Kevin Mamode, étudiant et entrepreneur.
Justement, Kevin, lui, achève un M2 de Marketing et management des services à l'IAE Gustave Eiffel tout en travaillant en alternance à la SNCF comme chef de projet chargé de développer des jeux sérieux de formation pour les cheminots. Et il était déjà en alternance en première année de master (M1) mais cette fois dans sa propre entreprise !

Il n'était qu'en L3 lorsqu'il a fondé Caplab, une entreprise qui crée des jeux sérieux pour l'enseignement supérieur. "Après mon bac ES, j'ai fait une licence d'éco-gestion à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée. Mais en L3, nous avions l'habitude de nous retrouver avec des amis pour faire des jeux en ligne". D'où l'idée de passer de l'autre côté de la barrière.

Pour acquérir les compétences informatiques qui lui manquaient, il a tout simplement suivi des Moocs (formations en ligne)... L'aisance numérique, la créativité et la formation marketing, il avait tout pour monter sa startup. Après son expérience à la SNCF, il compte d'ailleurs poursuivre dans l'entrepreneuriat en développant Caplab mais aussi Digitools.io, une deuxième entreprise qu'il vient de créer pour répertorier les outils de transformation digitale.
Pas besoin d'attendre le diplôme pour se lancer, le business est déjà là...

Etudes gratuites, diplômes d'Etat, réseau d'anciens

Décidément, avec ces diplômés IAE, on est loin de l'image un peu poussiéreuse des études universitaires. C'est ce qu'expliquent les étudiants "ambassadeurs" : les IAE sont rattachés à l'université, "mais ils sont à part".

"C'est un bon compromis entre l'école de commerce et l'université, explique Léonore. Le rattachement à l'université permet d'avoir des études quasiment gratuites, et des diplômes reconnus qui vont jusqu'au doctorat. Mais les IAE ont leur autonomie. Les cours n'ont pas lieu en amphi mais en groupe de 30 étudiants maximum, on travaille beaucoup sur des projets collectifs ; les enseignants sont des professionnels qui nous conseillent beaucoup sur nos choix. Et surtout, on a un beau réseau."

Caroline confirme : "Pour trouver les contrats d'alternance, on bénéficie en général des contacts des étudiants déjà en poste avant nous".

Test d'entrée : un niveau de sélectivité qui s'élève

Reste la question que vous beaucoup ont envie de poser : Et la vie étudiante ? Pas de panique. "En IAE, on se fait des amis sans problème. Il y a des BDE (bureau des élèves), des BDS (bureau des sports), c'est comme une école de commerce", assurent les trois ambassadeurs.

Ouf, on est rassurés alors, mais tout cela une contrepartie : "Le niveau de sélectivité à l'entrée des IAE s'élève. On est à 17% d'admis, alors il faut vraiment s'exercer pour réussir le test". Parole d'ambassadeurs.

Mercredi 15 Juin 2016


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