Journée de lutte contre le Sida 2011 : 12% des contaminations touchent des 15-24 ans


Tags : amour, IST, sexualité

Le 1er décembre, comme chaque année, est la journée mondiale de lutte contre le Sida. L'occasion d'informer sur l'une des plus graves infections sexuellement transmissibles qui concerne aussi les 15-24 ans.





Logo de la journée mondiale 2011
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Depuis le début de l'épidémie en 1981, plus de 60 millions de personnes ont été infectées par le "virus de l'immunodéficience humaine" (VIH) et près de 30 millions de personnes sont décédées. Lorsqu'une personne est infectée en effet, ce virus redoutable détruit peu à peu les cellules qui coordonnent l'immunité, c’est-à-dire les défenses de l'organisme contre les microbes. Aujourd'hui les traitements parviennent à retarder l'apparition des maladies, mais ils restent très difficiles à supporter et ne peuvent en aucun cas guérir le sida.

Le VIH agit d'abord silencieusement, développant souvent son travail de sape dans l'organisme sans que la personne infectée s'en rende compte. Mais inexorablement, l’immunité est de moins en moins efficace et des maladies graves dites "opportunistes" en profitent pour se développer. A ce stade, on dit que le malade a le "Syndrome d'immuno déficience acquise" ou Sida.

Rupture de préservatif : un risque à ne pas écarter

En France, en 2010, on estime, que 152 000 personnes vivent avec le VIH/sida et que 50 000 d’entre elles ne connaissent pas leur infection. Ces dernières risquent donc de le transmettre, ce qui entretient l'épidémie.

Comment se fait la transmission ? Le virus est véhiculé par le sang et les sécrétions sexuelles. Les transmissions par voie sanguine (transfusions, utilisation de seringues usagées chez les toxicomanes) ont été considérablement réduites. Plus de 90% des contaminations se font donc par les relations sexuelles : une personne porteuse du virus VIH, homme ou femme, le transmet à son partenaire sexuel. Le risque d'être contaminé n'est donc pas limité aux relations homosexuelles. La multiplication des partenaires est aussi un facteur qui augmente les risques, surtout à l'âge où les couples ne sont pas encore stables. Résultat : 12% des nouvelles contaminations concernent les jeunes de 15 à 24 ans.

L'usage du préservatif réduit considérablement ce risque, mais on ne peut écarter l'éventualité d'une rupture de préservatif. "C'est assez fréquent et les gens ne savent pas alors ce qu'il faut faire", explique un spécialiste d'Info Sida Service, dans cet enregistrement audio. Pour lui, le dialogue avec son "partenaire" est nécessaire.

rupture_de_preservatif_cc_oct2011_mp3__objet_audio_mpeg_.mp3 Rupture_de_preservatif_CC_oct2011.mp3 (Objet audio mpeg).mp3  (3.94 Mo)



Mieux vaut dialoguer avant qu'après

 Rappelons en effet que dans le cadre d'un couple stable et fidèle où aucun des deux n'est porteur du virus, il n'y a pas de risque bien sûr. Mais attention à ne pas considérer que votre couple est stable si vous ne vous connaissez que depuis trois semaines ! Le fait de démarrer des relations sexuelles assez rapidement après une rencontre est objectivement un "risque". Le dialogue est certes le ciment qui permet de construire la confiance, mais mieux vaut dialoguer avant qu'après. Sommes-nous prêts pour des relations sexuelles ? En as-tu déjà eues récemment ? As-tu fait un test de dépistage ? Que voulons-nous construire ensemble ?  Et si un enfant arrive ? Si ce dialogue n'a pas eu lieu entre vous, dire que "l'on se fait confiance parce qu'on s'aime" peut être naïf ou irréaliste.

Si vous avez pris des risques (en ayant par exemple un rapport non protégé avec une personne que vous connaissez peu ou eu un rapport sous l'emprise de l'alcool), sachez que vous pouvez dans les heures qui suivent bénéficier d'un "traitement post exposition" qui peut neutraliser le virus : il faut agir très vite, dans les 48 heures maximum, en allant aux urgences d'un hôpital ou en appelant Sida Info Service (au 0 800 840 800) pour avoir l'adresse du centre médical le plus proche de vous.

Si vous avez déjà une vie sexuelle, faites un test de dépistage. L'idéal est d'attendre six semaines après la "prise de risque" car avant les six semaines, le virus peut ne pas être détecté même si vous êtes porteur : le test peut être faussement négatif et vous induire en erreur. N'ayez pas honte ou crainte d'en parler : c'est une situation banale et courante pour le médecin

Le Sida vous fait peur ? N'en restez pas là : informez-vous, réfléchissez à votre mode de vie, vos projets, la façon vous vivez votre sexualité ou votre couple.

www.sida-info-service.org
www.unaids.org/fr/

Lire aussi :
Les infections sexuellement transmissibles
Avoir une sexualité responsable


Jeudi 1 Décembre 2011
Jonathan Burgès

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