"J'avais 20 ans en 1940"



On a fêté en 2010 le 70ème anniversaire de l'année 1940 et de l'appel du 18 juin. En juin 40, l'armée française est balayée en quelques jours par les troupes d'Hitler qui avancent vers Paris. Les familles fuient sur les routes. L'Allemagne occupe peu à peu le pays. Le 17 juin, le maréchal Pétain appelle à cesser le combat. En réaction, le 18 juin, le général de Gaulle lance sur Radio Londres un appel à poursuivre la lutte contre l'Allemagne nazie.
Nous avons demandé à plusieurs jeunes témoins de cette époque de nous livrer leurs souvenirs. Ils avaient 18, 20, 21 ans en 1940 et 70 ans plus tard, ils sont encore là pour raconter...




Juin 1940 : le drapeau nazi flotte sur Paris.
Juin 1940 : le drapeau nazi flotte sur Paris.
Si 1940 est une année noire pour la France, chaque famille, chaque région vit à sa façon la tourmente : l'entrée en guerre contre l'Allemagne en septembre 39, la mobilisation, la "drôle de guerre" sans combat entre septembre et mai, puis l'offensive allemande à partir du 10 mai 40, la débâcle de l'armée française, les milliers de soldats français faits prisonniers, l'avancée des Allemands, la signature de l'armistice par le général Pétain, l'appel du 18 juin par le général de Gaulle, l'occupation allemande...

Une chose est sûre : pour ceux qui ont une vingtaine d'années à l'époque, l'heure n'est plus tout à fait à l'insouciance. Exemples avec les témoignages que Réussirmavie a recueillis auprès de quelques anciens, âgés aujourd'hui d'environ 90 ans, et que nous remercions grandement !

Nos témoins

-Jacques Baranger est alors un jeune Breton plein de fougue qui attend d'être mobilisé. Mais l'annonce de la défaite arrive avant et il décide, à 21 ans, sans pouvoir prévenir sa famille, de s'embarquer en chalutier pour l'Angleterre. Lire son témoignage

-Yvonne et son frère Jean D. habitent à Saint-Germain-en-laye mais ils doivent se réfugier avec leur mère et leurs frères et soeurs à Chateauroux où ils voient arriver les Français qui fuient l'arrivée des Allemands. Lire leur témoignage

-Anne-Marie Staub habite et travaille à Paris, à l'Institut Pasteur, et elle quitte précipitamment Paris avec sa famille en juin 1940. Ils se retrouvent sur les routes de l'exode et s'échouent à Bordeaux. Lire son témoignage

-René P. n'a pas fini ses études, mais à 19 ans, dès le début de la guerre, il s'engage dans l'armée. Affecté dans la cavalerie puis l'armée de l'air, il vit la démoralisante "drôle de guerre" et assiste, impuissant, à la débâcle de l'armée française. Lire son témoignage

-Paulette Bruges vit dans une ferme dans le nord de la France. Avec sa famille, elle voit des soldats allemands arriver et s'installer chez eux. Ils y resteront durant quatre ans, réquisitionnant tous les produits et disposant de tout. Lire son témoignage

27 Mai 2015

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1.Posté par delvoye le 14/09/2011 22:25
! On ne "fête" pas celà ! On commémore... (50 millions de morts).

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