Ingénieure, elle travaille sur le Solar Impulse




Sandra, 26 ans, ingénieure en mécanique et spécialiste des technologies aérospatiales, fait de la gestion de projet pour le développement technique du Solar Impulse, l'avion solaire qui cherche à repousser les limites les plus folles.



Ingénieure, elle travaille sur le Solar Impulse
Sur le tarmac du salon du Bourget, elle porte la combinaison d'aviateur aux couleurs d'Altran, le groupe de conseil en ingénierie qui prête ses ingénieurs aux projets à forte innovation technologique.
Sandra n'a que 26 ans, mais dans l'équipe du développement technique du Solar Impulse, c'est elle qui assure la gestion de projet. "Je travaille sur le développement du deuxième prototype, le HB-SIB", m'explique Sandra, avec un accent trahissant ses origines australiennes. J'ai d'abord eu mon bachelor en ingénierie mécanique chez moi en Australie, à l'universite du Queensland. Puis j'ai obtenu une bourse pour faire un dual master en sciences et technologies aérospatiales avec l'université de Pise en Italie et l'école d'ingénieur française Supaéro."

Embauchée par Altran après un passage dans le spatial, elle est consultante sur ce projet d'avion expérimental depuis 2010. "Je n'étais pas une passionnée d'aéronautique au départ, raconte-t-elle, mais c'est l'aspect innovant du Solar Impulse qui m'a tout de suite plu. Il y a tellement de défis techniques à relever  qu'il faut être très créatif et c'est ça qui me fascine !".

Des ailes interminables recouvertes de panneaux solaires

Ingénieure, elle travaille sur le Solar Impulse
Pour ce qui est d'innover, l'avion solaire conçu par le Suisse Bertrand Piccard, auteur d'un tour du monde en montgolfière, a de quoi s'aligner. Le Solar Impulse HB-SIA, le premier prototype présenté au salon du Bourget en juin 2011, a l'envergure d'un avion de ligne, mais le poids d'une voiture. Ses ailes interminables recouvertes de 12000 cellules photovoltaïques alimentent quatre moteurs électriques de 10CV placés à l'avant des deux ailes, ce qui lui donne l'allure d'une libellule géante et fragile... et la puissance d'une moto.

Au quotidien, Sandra décrit le travail des ingénieurs comme une série de challenges à relever, par exemple pour ne pas trop alourdir l'avion malgré la surface de panneaux solaires, ou pour parvenir à stocker l'énergie pour le vol de nuit. "Mon travail consiste à coordonner le projet du côté de la conception technique. Je dois planifier les taches, la gestion des risques, celle des ressources. Je travaille avec les designers, mais aussi avec les ingénieurs qui assurent la conception ou la construction du prototype. C'est très varié mais surtout très ouvert"...

Une équipe internationale, une ambiance à la Google

Au quotidien, c'est le côté international de l'équipe (avec des Allemands, des Suisses, des Italiens, un Espagnol, un Mexicain...) qui séduit le plus la jeune Australienne, et la souplesse du travail d'équipe dans ce qui reste une grosse PME suisse. "La hierarchie est souple et chacun peut réellement apporter ses idées, témoigne Sandra, car il faut sans cesse se remettre en question, avoir de nouvelles idées sans s'enfermer dans une façon de voir les choses. Dès qu'on a une idée, on la travaille et on la teste. Cela va vite et j'aime ça alors que dans le spatial où j'ai  travaillé avant, les développement sont trop longs pour moi".

A cheval entre les trois sites suisses de Solar Impulse, à Zurich, Lausanne et Dubendorf, la jeune ingénieure décrit une ambiance de travail "à la Google", avec des bureaux en verre où l'on va sans cesse de l'écran à l'atelier, dans un jaillissement de créativité technologique. "Je peux à la fois travailler en équipe, et avoir des responsabilités, ce qui est rare dans l'industrie".
En juin 2011, toute l'équipe est là pour entourer son avion solaire, vraie vedette du salon du Bourget où il fait, le dimanche matin 26 juin 2011, un vol sans faute de 15 minutes. Y a-t-il du stress lorsqu'un vol est raté,  comme par exemple lors des vols infructueux pour amener l'appareil de Suisse au Bourget ? Très professionnelle, Sandra ne voit pas les choses ainsi : "Ratés ou réussis, tous les vols sont analysés permettent de faire avancer le projet". Ce qui n'empêche sans doute pas l'émotion.



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