Infirmier(e) : un métier de coeur et d'action



C'est un beau métier, basé sur les relations humaines et le geste concret, disent tous les infirmiers et infirmières. Et qui assurent des débouchés variés, avec des spécialisations souvent méconnues. Coeur de métier, évolution de carrière, débouchés et contraintes...



Infirmiers, infirmières, on vous aime !

Infirmier(e) : un métier de coeur et d'action
"Partout où l'infirmière se pose, elle peut trouver ou retrouver du travail"... "Il y a 1000 façons d'exercer ce métier"... Au salon de l'emploi infirmier, ce 9 juin 2009, les recruteurs sont unanimes : des postes d'infirmiers ou infirmières diplômés d'Etat (IDE), ils en ont à offrir dans tous les services, en pédiatrie, psychiatrie, gériatrie, maternité...
Les grands hôpitaux de l'assistance publique sont là, mais aussi des privés ou de petites structures comme l'hôpital de Royan qui vante aux candidats la qualité de vie sur la côte atlantique. Egalement, des cabinets d'intérim qui proposent des missions ponctuelles, de l'international, de l'urgence. Et des réseaux de crèches privées qui cherchent leur directrice.

"Aujourd'hui, l'IDE a le choix entre 10 postes, et peut se permettre de choisir, explique le directeur des soins de Royan. C'est formidable pour eux, plus difficile pour nous..."

Avez-vous le profil ?

Infirmier(e) : un métier de coeur et d'action
"Pour moi, le métier allie à la fois les compétences techniques et relationnelles, explique une infirmière devenue cadre supérieur de santé à l'hôpital Bichat à Paris. Il nécessite de la rigueur scientifique mais en même temps, des qualités humaines. En plus, c'est un métier qui demande aussi une certaine habileté manuelle, de la dextérité, de l'organisation car il est multi-taches. Il faut aimer bouger, ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot comme on dit. Il faut aussi aimer le geste technique et être capable de manier des matériels assez complexes, même si selon les services, les gestes sont plus ou moins techniques".

"C'est un métier basé sur le relationnel, c'est ce qui fait notre force, estime quant à elle, une infirmière cadre de l'hôpital de Royan. Personnellement, j'ai commencé en 68 et je suis toujours là. Je n'ai jamais regretté de ne pas être médecin car l'infirmière est plus proche du malade, c'est elle qui va sécher les larmes, et tenir la main. Ce qui n'empêche pas certains ou certaines de se passionner pour les aspects techniques du métier..."

Pas un métier, mais 50 métiers selon les services et les structures

Infirmier(e) : un métier de coeur et d'action
Tous les professionnels insistent en effet sur la grande variété des postes et des structures où l'on peut travailler : en hôpital public, mais aussi privé. Dans un dispensaire, un collège-lycée (infirmière scolaire). Il est aussi possible de s'installer comme indépendant pour être infirmier(e) libérale et aller faire des soins à domicile.

A l'hôpital, le choix du service donne aussi une couleur différente au métier : rapide et efficace aux urgences, tout en écoute en gériatrie, technique en néonatologie pour les soins aux prématurés. Pour être infirmier en  bloc opératoire (IBODE), il faut suivre une formation supplémentaire de 18 mois. Autre spécialisation (deux ans de formation), celle d'infirmier anesthésiste diplômé d'Etat (IADE). Ou bien celle de puéricultrice (18 mois), qui pemet d'accéder à un autre métier.

On peut aussi changer d'hôpital : "Au cours de ma carrière à l'Assistance publique, j'ai pu connaître 5 hôpitaux différents", se félicite une infirmière.

Quelles évolutions de carrière ?

Infirmier(e) : un métier de coeur et d'action
On l'ignore souvent, mais en hôpital, l'infirmier peut monter en grade et exercer un poste à responsabilité. Au bout de 5 ans d'ancienneté, il ou elle peut postuler pour devenir "cadre de santé" : le poste consiste à encadrer les infirmiers, à gérer et organiser le travail des soins et tout ce qui est autour.
Un peu d'ancienneté encore, et un concours permet d'accéder au poste de "cadre supérieur de santé" : le travail de supervision est encore plus vaste et comporte de la gestion administrative, du management et des ressources humaines. "Je fais le lien entre le terrain et l'administration, explique la (seule) cadre supérieure de santé de l'hôpital de Royan. Tous les soucis des services me sont remontés en particulier les problèmes de manque d'infirmières. Je gère l'absentéisme, je recrute, je fais aussi le lien avec la lingerie, la cuisine. Enfin, je dois veiller à la mise en place de toutes les règlementations dans l'hôpital".

Au sommet de la pyramide, le poste de "directeur ou directrice des soins" est celui qui dirige tous les cadres de santé.

Les contraintes du métier

Il y en a bien sûr, à commencer par le problème des horaires et des rythmes de travail : "Evidemment, il faudra toujours travailler des jours fériés, des samedis et des dimanches. Assurer la continuité des soins à l'hôpital 24 heures sur 24 et 365 jours par an, ce n'est pas évident  !".

Mieux vaut donc ne pas se faire d'illusions : le métier n'est pas des plus aisés pour concilier vie pro et vie privée. Ce qui explique d'ailleurs le fort taux d'abandon après quelques années. Toutefois, les jeunes infirmiers auraient tendance à poursuivre leur carrière plus longtemps qu'avant. Ou à prendre des postes mieux adaptés à la vie de famille : directrice en crèche (pour celles qui ont la spécialisation de puéricultrice), infirmière scolaire, enseignant(e) en école d'infirmière (ou IFSI) par exemple... Vu la pénurie, les possibilités de réorientation sont en effet  très nombreuses.

Et les salaires ? Autre point noir. "Il faut compter 1342 euros net mensuels dans notre établissement pour les infirmiers, avec deux dimanches travaillés, indique le directeur des soins de l'hôpital de  Royan. Ceux qui travaillent de nuit ont 170 euros de plus." Pas folichon.
La bonne nouvelle cependant, c'est que la réforme qui faire rentrer la formation d'IDE dans le schéma universitaire LMD et donne au diplôme d'IDE  le grade de licence va permettre de réévaluer les salaires : dans la fonction publique hospitalière, les infirmiers vont être classés dans les fonctionnaires de catégorie A (niveau bac + 3) et leurs grilles de salaires vont être revues à la hausse !
De même, l'obtention du grade de licence devrait permettre dans quelques années des poursuites d'études au niveau master... et ouvrir la possibilité de nouvelles réorientations.

Le métier bouge et offre de plus en plus de possibilités, alors pourquoi pas vous ?




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