Expédition en terre arctique


Passionnés des milieux marins, 8 étudiants d'un club scientifique sont partis découvrir l'archipel du Svalbard, au nord-est du Groenland. A leur retour, ils ont monté une expo présentée au Palais de la découverte à Paris jusqu'en janvier 2009.




Expédition en terre arctique
Qu'est-ce qui peut pousser une bande d'étudiants parisiens à partir dans le Grand Nord à l'époque de l'année où la plupart filent sous les tropiques ? C'est Marguerite, 23 ans, qui raconte : "Au départ, nous aimions tous la l'océanographie, la mer, et nous pratiquons la plongée dans un club scientifique de la ville de Paris, le GAREF Océanographique. Chaque année, le GAREF monte une exposition avec le Palais de la découverte. L'an dernier, c'était sur le plancton. L'idée est venue de poursuivre en étudiant le plancton polaire."

Au nord-est du Groënland, l'archipel du Svalbard

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Contact est donc pris avec une université polaire norvégienne. Rappelons en effet, au cas où vous l'ayez oublié, que la Norvège est le pays le plus septentrional d'Europe et comporte une multitude d'îles au-delà du cercle arctique. Ainsi, le Svalbard - plus connu en France sous le nom de son île principale le Spitzberg - est un archipel situé au nord-est du Groenland, à 1300 km du pôle Nord. Aujourd'hui le Svalbard n'est plus l'escale des chasseurs de baleines, mais un observatoire idéal de l'Arctique pour les scientifiques.
C'est donc là que l'équipe parisienne du Garef débarque le 15 juillet 2007, accueillie par les jeunes chercheurs norvégiens qui viennent y poursuivre leur thèse de biologie ou de zoologie.

Randonnée arctique : fusil obligatoire face au danger des ours

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La première semaine se passe à Longyearbyen, la ville principale située au fond d'un fjord. En été, à cette latitude, tout devrait être encore couvert de glace et de neige. Mais la proximité du gulf stream, le courant chaud qui longe les côtes sud-ouest du Svalbard, adoucit l'atmosphère. Il fait 7° à 10° et le sol dénudé est couvert de mousses tout en restant gelé en profondeur. Il reste tout de même les glaciers et les étudiants se payent de belles randonnées.

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"A notre arrivée, les Norvégiens nous ont donné toutes les consignes de sécurité, raconte Marguerite. En plus d'un GPS, d'un téléphone satellite et de fusées, il est impératif d'emporter un fusil gros calibre et nous avons suivi une formation de tir : il faut en effet pouvoir se défendre si l'on est attaqué par un our polaire". Sont-ils nombreux ? "Dans le sud-ouest du Svalbard, non, car l'été la banquise est fondue. Les ours préfèrent rester plus au nord où ils peuvent se nourrir de phoques. Mais des jeunes peuvent s'être égarés et se retrouvés affamés."

Des rennes, des phoques barbus, et de nombreux oiseaux

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Si heureusement ils ne croisent aucun ours, les randonneurs voient souvent des rennes. "Il vivent à l'état sauvage en se nourrissant de lichens, mais sont peu farouches ". Avec les renards polaires et les ours, ce sont les rares mammifères du coin. Les oiseaux marins eux, sont nombreux : sternes, mergules nains, mouettes tridactyles, macareux, pétrels, ou lappes parasites.

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"La faune marine, explique Marguerite, comprend beaucoup de mammifères marins, comme les phoques tachetés, barbus, et autres, les bélougas, les narvals, les morses, les baleines, mais elles restent très difficiles à observer et nous n'en avons pas vu. Les moins timides restent les phoques barbus : on en a aperçu deux fois nageant pas très loin du bord."

Mercredi 13 Août 2008

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