Ecoles de commerce : les bachelors confirment leur succès



Quasiment toutes les écoles de commerce françaises proposent désormais un programme en trois ans après le bac sanctionné par un "bachelor". Ce cursus professionnalisant est plébiscité par les étudiants même s'il reste distinct des programmes "grande école".




Ecoles de commerce : les bachelors confirment leur succès
"J'ai eu mon bac à 17 ans et ce n'est pas facile de choisir sa vie à cet âge. Une formation en trois ans, cela me laissait le temps de réfléchir à ce que je voulais faire", explique Noémie, entrée dans le cursus bachelor de l'ESC Reims en 2009.

Un choix partagé par de plus en plus d'étudiants et qui pousse chaque année de nouvelles écoles à lancer leur bachelor : ce parcours professionnalisant en trois ans après le bac a bien des atouts : "Cela convient aux étudiants qui n'ont envie d'aller ni en prépa ni en fac, et sont séduits par une formation qui leur permet de faire vite des stages en entreprise et des séjours à l'étranger", explique Charlotte Fradet, responsable communication du concours Ecricome.

Certes, les étudiants français tentés par des études courtes peuvent toujours passer par un BTS ou un DUT, permettant de rentrer sur le marché du travail ou de poursuivre des études en école de commerce par la voie des admissions parallèles (concours Passerelle ou Tremplin notamment). Mais le bachelor séduit par sa dimension internationale. "En 1ère année, les étudiants vont faire un trimestre d'étude à Dublin et en 2ème année, un trimestre à Shanghai", explique le chargé de communication du bachelor Business & Management du groupe IGS.

La notoriété des écoles de commerce, pourtant variable, semble aussi jouer : "Sur mon CV, cela fait mieux d'avoir un bachelor de la Reims management School qu'un DUT !", assure Noémie. Et plus globalement "l'ambiance école" réputée plus festive et plus chaleureuse que celle d'une fac, d'un IUT ou d'un lycée.
De plus avec la généralisation en Europe d'un schéma d'études en 3, 5 et 7 ans, calé sur le système LMD, le bachelor en trois ans est plus en phase avec les écoles et universités étrangères.

De plus en plus d'écoles ont un programme bachelor

L'ESC Rennes, comme de plus en plus d'écoles de commerce a son programme bachelor;
L'ESC Rennes, comme de plus en plus d'écoles de commerce a son programme bachelor;
- L'un des plus anciens est proposé par un réseau d'écoles dépendant des chambres de commerce (CCI) qui ne propose que ce cursus en trois ans : les EGC, Ecoles de gestion et de commerce forment ainsi des cadres moyens pour les PME et les entreprises en région. Le "bachelor EGC" est proposé sur 26 campus en France. Il forme en management, marketing, gestion et commerce.
Un concours commun permet de postuler au choix sur l'un ou plusieurs des 24 campus, l'EGC de Lille et l'EGC Nouméa organisent leur propre concours. L'inscription se fait sur le site admission-postbac.

- D'autres écoles consulaires (liées aux CCI) ont créé un cursus bachelor en plus de leur cursus grande école (accessible après les classes prépas). Dix d'entre elles se sont regroupées pour proposer un concours commun, Atout+3 : ESC Dijon, ESC Saint-Etienne, EM Grenoble, Ecole atlantique de commerce Nantes, Novancia, Groupe Sup de co La Rochelle, EM Normandie, EM Strasbourg, ESC Pau, Telecom Ecole de management. L'inscription se fait sur admission-postbac (APB).

- Trois autres grandes écoles de même catégorie ont créé leur bachelor et proposent un accès via le concours Ecricome bachelor : ICN Business School Nancy Metz, Kedge Business School, et Neoma Business School. Kedge et Neoma sont nées suite à un grand mouvement de regroupement d'écoles de commerce de province. Inscription via le portail APB.

- De même, la nouvelle France Business School, issue de la fusion de 4 ESC, lance en 2014 un "bachelor in international management". La sélection se fait via des "talent days" similaires à ceux qui sélectionnent pour le programme grande école. Inscription via APB, ainsi que pour le bachelor proposé par le groupe ESC Toulouse qui a son propre concours.

- D'autres écoles de commerce ou groupes d'écoles proposent des bachelors : Isefac Bachelor (groupe Ionis), le groupe IGS...
- Des écoles de commerce qui proposaient des cursus postbac en 5 ans en ont aussi ajouté un en trois ans : l'ESG, l'ESCE, l'IDRAC, l'IESEG...

- Enfin, certaines des cinq plus "grandes" écoles de commerce françaises ont même lancé leur programme bachelor voire leur école : ainsi l'Essec a sa petite soeur avec BBA Essec qui prépare à un bachelor en 4 ans, l'Edhec a l'Espeme (en 4 ans) et l'EM Lyon vient de se regrouper avec l'ESC Saint-Etienne pour apporter sa marque au bachelor. ESCP Europe quant à elle propose des bachelors en Europe mais pas en France et HEC résiste toujours.

Quel type d'étude ?

La plupart des bachelors enseignent les fondamentaux du management, du marketing, de la vente, mais certains ont une coloration particulière : certains sont plus internationaux (avec une grande partie des cours en anglais), d'autres proposent des spécialisations (marketing, finances, ressources humaines)...

Beaucoup d'écoles proposent un choix progressif. Les stages et les séjours à l'étranger sont intégrés au cursus. Nombre de bachelors proposent de faire la troisième année en alternance.

La professionnalisation du cursus permet une entrée directe sur le marché du travail, même si beaucoup d'étudiants poursuivent leurs études. Les écoles offrent en général une aide à la recherche de stage et un réseau d'anciens élèves.

Les limites du bachelor

- Bien qu'il porte la marque d'une école souvent prestigieuse, le bachelor correspond à un parcours tout à fait distinct du "parcours grande école" qui mène au niveau bac +5 et dont l'accès est très sélectif. Les débouchés offerts par un bachelor sont réels, mais à des niveau de "middle management" et non de "top management" : des postes d'assistanat et de cadre moyen pour des salaires inférieurs à ceux des diplômés des cursus bac+5. C'est la raison pour laquelle nombre d'étudiants souhaitent poursuivre leurs études.

- Le titre "bachelor", s'il est couramment dispensé dans les pays anglo-saxons, n'est pas en France un diplôme d'Etat (comme le BTS, le DUT ou une licence universitaire par exemple). Sa valeur est donc variable d'une école à l'autre.
. La plupart des bachelors sont certes incrits au Répertoire national des certifications professionnelles comme titres de niveau 2 : c'est l'assurance pour les entreprises que les étudiants ont acquis certaines compétences.
. Mais seuls certains bachelors sont "visés"par l'Etat : cela veut dire que leurs programmes ont été contrôlés de façon stricte. Ce "visa" élargit considérablement les possibilité de poursuite d'étude;

- En effet, s'il n'est pas visé, un bachelor ne permet pas de poursuivre des études à l'université en master. L'entrée en master dans certaines grandes écoles est également bouché. Ainsi, le concours Tremplin n'est ouvert qu'aux étudiants titulaires d'un diplôme visé (Passerelle est moins sélectif). Dans certaines écoles, la seule possibilité de poursuite d'études est donc de poursuivre dans un cursus bac+5 d'une école privée du même groupe.

- Enfin, dernière limite et non des moindres, les études en bachelor ont un coût élevé (de 2000 à plus de 8000 euros par an). Seuls quelques programmes proposent de faire une ou deux années en apprentissage. En comparaison, les scolarités en classes préparatoires aux grandes écoles, en BTS (en lycée public), en  IUT, ou en université sont quasiment gratuites.
 
A lire aussi :
Les écoles de commerce en trois ans après bac
Les critères pour choisir son école de commerce

Article mis à jour le 10 janvier 2014

Samedi 1 Février 2014

Qu'en pensez-vous ?

1.Posté par deçu le 16/06/2013 20:00
Ce programme a un niveau très bas. Tous les étudiants sont acceptés, surtout ceux qui viennent de prépas mal classés et qui peuvent pas aller ailleurs.

2.Posté par Charles le 11/03/2014 18:01
Je dirais que faire un bachelor vaut le coup si on s'adresse à la bonne école. C'est une formation tout de meme assez appréciée par les recruteurs car elle est complète et allie la pratique à la théorie.. je trouve que c'est un bon moyen de se faire une place assez rapidement dans le monde du travail.

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