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Défense 2e Chance : une remise à niveau pour trouver un emploiVous avez entre 18 et 21 ans et n'avez ni formation ni emploi ? Créés en 2005, les centres Défense 2e Chance, peuvent vous aider à acquérir les connaissances qui vous manquent, et à vous orienter vers un métier.Encadrés par d'anciens militaires, des éducateurs, des enseignants
L'idée de ces centres Défenses 2 Chance (D2C), est d'accueillir en internat pendant au moins six mois des jeunes en difficulté (pas de diplôme, pas d'emploi, peu de formation de base, pas de courage), et de les faire encadrer par... d'anciens militaires habitués à la direction des hommes (et des femmes), des enseignants, des éducateurs et des professionnels.
En quelques mois, les jeunes suivent des cours destinés à les remettre à niveau en français, maths, expression, de façon à obtenir un Certificat de formation générale. Ils suivent aussi des cours d'informatique, de sport, de secourisme (ils passent l'Attestation de formation aux premiers secours, AFPS), de code de la route. Des spécialistes de l'insertion et des professionnels leur présentent aussi les métiers des secteurs qui recrutent (BTP, hôtellerie-restauration, sécurité, métiers de l'aide à la personne, grande distribution). Ils sont ensuite aidés à trouver soit une formation complémentaire, soit un CDD ou un CDI, un contrat de professionnalisation ou d'apprentissage en entreprise, etc. C'est l'Etablissement public d'insertion de la Défense (Epide) qui coordonne le dispositif "Défense 2e chance". Apprendre à être ponctuel, à obéir et à rendre service
La première chose qu'on apprend pourtant dans ce séjour, c'est à vivre en collectivité, à se structurer par une discipline plus ou moins stricte : se lever tôt le matin, suivre un emploi-du-temps, participer à la vie collective par des services (ménage,...), à accepter l'autorité des adultes encadrants,... Une somme de petits réflexes et d'habitudes que l'on a souvent perdu en restant chez soi à ne rien faire. « Avant de connaître le centre, j'étais en école professionnelle de coiffure en Belgique, mais j'ai échoué, raconte Caroline, 19 ans…Pendant 10 mois, je suis restée sans rien faire puis comme rien n'évoluait, j'ai décidé de reprendre ma vie en main. Tout a commencé le jour où je fis ma journée d'appel à la Défense de Valenciennes où ils m'ont proposé d'intégrer le centre Défense 2ème chance de Doullense. Au départ, j'avais des difficultés pour me lever, mais à force, j'en ai pris l'habitude. Cela m'a permis d'évoluer dans mon comportement et dans ma remise à niveau."
Défense 2e Chance : des contrats de volontariat
Encore faut-il être d'accord pour faire tous ces efforts ! C'est pourquoi les jeunes sélectionnés signent tous un contrat de volontariat de six mois (renouvelable trois fois maximum) : ce n'est pas un contrat de travail, mais un engagement entre le centre et eux.
Le centre Défense 2e Chance les loge et les nourrit. Ils ont une couverture sociale et reçoivent 140 euros d'indemnités par mois + 160 euros qu'ils ne touchent pas mais qui forment un petit pécule d'épargne qu'ils emportent à leur départ du centre. Et eux, à quoi s'engagent-ils ? A accepter le règlement du centre, à porter un uniforme, et à collaborer avec toute leur bonne volonté à leur remise à niveau et aux activités qui leur sont proposées. Contrairement à l'école, où l'on devait obligatoirement aller, dans les centres Défense 2e Chance, tout le monde est volontaire, et donc motivé. Pour poser sa candidature, il suffit de remplir une fiche d'inscription que l'on trouve soit sur le site www.epide.fr soit dans une mission locale, dans son centre ANPE. On peut aussi se renseigner en faisant sa Journée d'appel à la Défense (JAPD). On doit ensuite passer un entretien de motivation. Il y a 22 centres pour l'instant dans toute la France et d'autres doivent encore ouvrir. Mercredi 04 Juillet 2007
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