Clotilde Reiss, 24 ans, a comparu devant le tribunal iranien



Clotilde Reiss s'est rendue le 17 novembre à l'audience du tribunal révolutionnaire iranien qui l'accuse d'avoir encouragé les manifestants en juin et d'avoir des activités d'espionnage. Elle a pu regagner l'ambassade de France où elle vit en résidence surveillée depuis le 16 août dans l'attente de son procès.





Clotilde Reiss, 24 ans, a comparu devant le tribunal iranien
Arrêtée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à rentrer en France, Clotilde Reiss, étudiante française de 24 ans, est d'abord restée captive des prisons iraniennes avant d'être confiée à l'ambassade de France à Téhéran le 16 août. Elle devait y rester à la disposition de la justice iranienne dans l'attente de son procès.
A l'annonce de sa comparution le 17 novembre, le gouvernement français avait indiqué que Clotilde Reiss ne se rendrait au tribunal que si l'Iran lui donnait l'assurance qu'elle ne serait pas ré-emprisonnée. Ce qui n'avait pas manqué de tendre les relations entre les deux pays !

C'est donc escortée de l'ambassadeur de France lui-même et de son avocat que Clotilde, la tête coiffée d'un fichu, a comparu. L'iran l'accuse d'avoir "encouragé" les émeutiers après la réélection controversée d'Amoud Amadinedjah à la présidence de la République le 12 juin. Lors d'une première audience début août, Clotilde avait "reconnu" avoir participé "pour des motifs personnels" aux manifestations et avoir rédigé un rapport pour un institut culturel de l'ambassade de France. Elle avait demandé "pardon" en espérant être "graciée".

Un comité de soutien pour obtenir sa libération

D'après des proches, la deuxième audience du 17 novembre se serait finalement mieux passée que prévu pour la jeune Française. Elle a en tout cas pu regagner l'ambassade de France. En attendant le verdict et, on l'espère, un acquittement. Même si la France a toujours clamé l'innocence de la jeune étudiante, Clotilde fait les frais d'un climat politique très tendu entre les deux pays et constitue malheureusement une carte dont l'Iran entend jouer dans la partie.

En France, un comité de soutien s'est constitué pour obtenir sa libération sur le site clotildereiss.org

Diplômée de l'Institut d'études politiques de Lille (IEP) en 2008, passionnée de culture persane, Clotilde Reiss poursuivait en Iran un mémoire de fin d'études sur l'enseignement de l'histoire-géographie dans les écoles primaires. Elle s'était rendue plusieurs fois à Téhéran et occupait depuis début 2009 un poste de lectrice de français à l'université d'Ispahan dans le centre du pays. Le 18 juin, alors que des manifestations monstres soulèvent le pays après les élections, elle écrit dans un mail à sa famille : "Je vous envoie quelques images d’Iran pour vous montrer l’ampleur des protestations dans les villes d’Iran ces deux derniers jours. Le 1er lien concerne l’université où j’ai enseigné. Les images sont dures mais je tiens à montrer ce qu’on subit les étudiants que j’ai pu fréquenter".

Des images de la comparution de Clotilde Reiss à Téhéran



Mercredi 18 Novembre 2009

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